La solution est sur terre : pas de plastique dans les océans

Reinhard Schneider, CEO et unique propriétaire de Werner & Mertz GmbH, lors de la Circular Economy Stakeholder Conference à Bruxelles le 9 mars 2017. Photo & Copyright Werner & Mertz

L’utilisation de vieux plastiques pour de nouveaux emballages, connue sous le nom d’« Initiative Recyclat », a été reconnue comme un exemple de meilleure pratique bien au-delà des frontières allemandes. À la mi-mars, Reinhard Schneider, CEO et unique propriétaire de Werner & Mertz GmbH, était convié à deux conférences à Bruxelles et à Berlin pour parler de l’engagement durable de son entreprise familiale.

À l’occasion de la Circular Economy Stakeholder Conference à Bruxelles, plus de 1000 représentants européens d’agences gouvernementales, d’organisations de protection de l’environnement et d’entreprises se sont réunis pour évoquer les progrès enregistrés depuis que la Commission européenne a adopté le Circular Economy Package en décembre 2015.

Des intérêts internationaux plus vastes étaient par ailleurs représentés lors du G20 Workshop on Resource Efficiency à Berlin, où des délégations gouvernementales et des orateurs de tous les pays du G20 ont échangé des informations sur leur utilisation des ressources.

Reinhard Schneider a présenté son entreprise, Werner & Mertz, au public international comme un exemple de meilleure pratique sur la manière dont une entreprise de taille moyenne peut réussir à mettre en œuvre réussie l’économie circulaire. L’action de l’Initiative Recyclat, créée par Reinhard Schneider, joue un rôle majeur. « Nous respectons un véritable principe d’économie circulaire, en vue de ne pas consommer de pétrole brut pour la production de nos emballages en plastique. À la place, nous retransformons un matériau jusqu’alors inexploité, issu des sacs jaunes, avec un tel niveau de qualité qu’il peut même être utilisé pour emballer des denrées alimentaires. » Depuis le début de cette initiative, Werner & Metz a commercialisé plus de 30 millions d’emballage en PET fabriqués à 100 % à partir de plastique recyclé, avec une part de 20 % de recyclats provenant des sacs jaunes.

« Nous pouvons recycler le PET mais aussi le HDPE, l’un des plastiques les plus utilisés dans le monde, sans la moindre perte de qualité », a déclaré Reinhard Schneider. En utilisant les emballages en HDPE entièrement fabriqués grâce au système de collecte des sacs jaunes ménagers, il est possible de boucler le cycle du matériau pour un autre type de plastique.

L’utilisation de l’économie circulaire au bénéfice de l’écosystème, essentiellement en empêchant le plastique d’échouer dans les océans, constituait un autre point d’intérêt. « Le microplastique constituera un problème de taille à l’avenir », a déclaré Reinhard Schneider. L’Europe n’est pas le plus grand pollueur en la matière, selon l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), mais le continent pourrait servir d’exemple international pour la protection marine sans recourir à l’incinération, qui augmente les émissions de CO2.

Une diminution des déchets en plastique dans les océans permettrait de réduire le microplastique secondaire, généré par la décomposition de grands morceaux de plastique. Selon le programme des Nations Unies pour l’environnement, le Forum économique mondial et des organisations non gouvernementales internationales comme la fondation Ellen MacArthur, la solution implique une économie circulaire fermée pour le plastique.

L’Initiative Recyclat est un important pas en avant vers cet objectif international. Elle progresse dans l’établissement de systèmes de production fermés, l’utilisation et le recyclage du plastique sans perte de qualité. Cette initiative a également pour but de sensibiliser le public au besoin d’éliminer les causes de la pollution plastique plutôt que de s’attaquer aux seuls symptômes. La solution à ce problème est sur terre, et non dans l’océan.

Source: http://werner-mertz.de/Presscenter/Presstext/Detail_4417.html